Cybersécurité en santé : 5 erreurs fréquentes à éviter en 2026

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Marie Martin
Chargée de communication 360

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Introduction

Les établissements de santé (hôpitaux, cliniques, EHPAD, centres de soins) restent en 2026 parmi les cibles les plus visées par les cyberattaques. Selon les tendances récentes en cybersécurité, près d’1 organisation de santé sur 2 a déjà été confrontée à au moins une tentative de ransomware au cours des dernières années.

Le phishing est impliqué dans plus de 80 à 90 % des incidents de sécurité impliquant une erreur humaine. Et dans le secteur de la santé, le coût moyen d’une violation de données reste le plus élevé de tous les secteurs, dépassant régulièrement plusieurs millions d’euros par incident.

Mais au-delà des chiffres, la réalité est simple : la majorité des failles viennent encore d’erreurs humaines ou organisationnelles évitables.

Voici les 5 plus fréquentes — et comment les corriger.

Mots de passe faibles ou partagés

Une erreur encore très répandue

Dans de nombreux services, les mots de passe restent simples, réutilisés ou parfois partagés entre plusieurs professionnels pour “gagner du temps”.

Exemple concret

Dans un service d’imagerie, plusieurs manipulateurs utilisent un identifiant commun pour accéder à un logiciel de gestion des examens. Lorsqu’un incident survient, il devient impossible d’identifier précisément l’origine de l’action.

Risques associés

  • Accès non tracé aux données patients
  • Usurpation d’identité interne
  • Difficulté de gestion en cas d’incident de sécurité

Bonne pratique

Mettre en place :

  • des mots de passe uniques et complexes
  • une authentification forte (MFA)
  • une interdiction stricte du partage de comptes

Le phishing et le manque de vigilance des équipes

Une menace quotidienne

Le phishing (ou hameçonnage) reste l’un des vecteurs d’attaque les plus efficaces. Un simple email frauduleux peut suffire à compromettre tout un système.

Exemple concret

Un cadre administratif reçoit un email semblant provenir de la direction informatique lui demandant de “mettre à jour ses identifiants urgemment”. Il clique sur le lien et saisit ses accès… qui sont immédiatement récupérés par un attaquant.

Risques associés

  • Vol d’identifiants
  • Installation de logiciels malveillants
  • Propagation du ransomware dans le réseau

Bonne pratique

  • Former régulièrement les équipes à reconnaître les emails suspects
  • Mettre en place des simulations de phishing
  • Vérifier systématiquement l’expéditeur avant toute action

Le manque de mises à jour des systèmes

Une faille technique souvent négligée

Les mises à jour logicielles sont parfois repoussées par manque de temps ou par crainte de perturber les systèmes médicaux.

Exemple concret

Un poste informatique utilisé pour la gestion des admissions fonctionne encore sous une version obsolète d’un système d’exploitation. Une faille connue est exploitée par un attaquant pour accéder au réseau interne.

Risques associés

  • Exploitation de failles connues
  • Intrusion dans le système d’information
  • Blocage des services critiques

Bonne pratique

  • Automatiser les mises à jour lorsque c’est possible
  • Planifier des fenêtres de maintenance régulières
  • Maintenir un inventaire des logiciels critiques

Une mauvaise gestion des accès utilisateurs

Trop d’accès, trop de risques

Dans certains établissements, les droits d’accès sont trop larges ou mal adaptés aux fonctions réelles des utilisateurs.

Exemple concret

Un agent administratif temporaire dispose des mêmes droits qu’un responsable de service, incluant l’accès à l’ensemble des dossiers médicaux du service.

Risques associés

  • Accès non autorisé à des données sensibles
  • Erreurs humaines aux conséquences importantes
  • Difficulté de traçabilité des actions

Bonne pratique

  • Appliquer le principe du moindre privilège
  • Réviser régulièrement les droits utilisateurs
  • Désactiver rapidement les comptes inactifs

L’absence de formation régulière des professionnels

Un facteur humain sous-estimé

La cybersécurité ne repose pas uniquement sur des outils : elle dépend avant tout des comportements des utilisateurs.

Exemple concret

Une aide-soignante utilise une clé USB personnelle pour transférer un document sur un poste de travail, sans savoir qu’elle introduit potentiellement un logiciel malveillant dans le système.

Risques associés

  • Introduction de virus ou malwares
  • Erreurs de manipulation des données
  • Vulnérabilité globale du système

Bonne pratique

  • Mettre en place des formations régulières et adaptées aux métiers
  • Sensibiliser aux bons réflexes du quotidien
  • Intégrer la cybersécurité dans les parcours d’accueil des nouveaux arrivants

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Conséquences des erreurs de cybersécurité

Impact sur les patients

Les cyberattaques peuvent retarder les soins, bloquer l’accès aux dossiers médicaux et perturber les parcours de prise en charge.

Impact organisationnel

Les établissements doivent souvent fonctionner en mode dégradé pendant plusieurs jours, avec des procédures manuelles et une forte surcharge des équipes.

Impact financier et réputationnel

En 2026, le coût moyen d’une cyberattaque dans la santé reste le plus élevé tous secteurs confondus, atteignant plusieurs millions d’euros par incident, sans compter l’impact sur la réputation et la confiance des patients.

Bonnes pratiques globales

Pour renforcer durablement la sécurité :

  • Former régulièrement les équipes (la première ligne de défense)
  • Développer une culture de cybersécurité partagée dans tous les services
  • Mettre en place des procédures simples et applicables au quotidien

La cybersécurité n’est plus seulement un sujet informatique : c’est un enjeu collectif de qualité et de sécurité des soins.

Conclusion

En 2026, les cybermenaces dans le secteur de la santé sont plus fréquentes, plus rapides et plus ciblées. Pourtant, la majorité des incidents reste liée à des erreurs simples et évitables.

Les chiffres montrent une réalité claire : les établissements les plus exposés ne sont pas forcément les moins équipés, mais souvent ceux où les bonnes pratiques ne sont pas encore suffisamment ancrées.

Renforcer la formation, la vigilance et les réflexes quotidiens permet déjà de réduire fortement les risques.

La cybersécurité en santé repose avant tout sur un facteur clé : l’humain.

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